Quand la santé se conjugue au futur


Pendant 2 jours, les organisateurs de la seconde édition du Connected Health nous ont clairement gâtés en réunissant des intervenants de tout premier rang, même si je regrette la trop grande absence d'intervenantes à la plupart des tables rondes. Au-delà de ce point négatif qui, pouvons-nous l'espérer, sera corrigé lors de la prochaine édition, il faut saluer la qualité des interventions et je vais notamment porter un coup de projecteur sur deux tables rondes auxquelles participaient plusieurs personnalités brillantes du Technion Israel telles que Yoav Medan, Alon Wolf, Directeur Fondateur du Biorotics & Biomecanics Lab, Yael Yaniv ou encore Avi Schroeder (que je suis avec le plus grand intérêt) et qui, une fois de plus, se sont largement distinguées. Citons également la présence à ces tables rondes d'Alim-Louis Benabid, Président de Clinatec, de Lucie Sancey de l'Institut Lumière Matière du CNRS et de Bertin Nahum, le désormais célèbre Président Fondateur de Medtech qui ont également impressionné la salle par la qualité de leurs interventions.


Ces 2 tables rondes s'articulaient autour du rôle des robots dans la santé et le développement des nanotechnologies. Leur point commun : ce sont des innovations qui entendent impacter significativement la qualité de vie du patient. Nous comprenons ici qu'il s'agit davantage de permettre aux populations de ne pas vivre seulement plus longtemps mais surtout de vivre mieux lorsque nous sommes malheureusement touchés par la maladie. Alors que Calico (société de biotechnologies fondée par Google) veut tuer la mort, nos intervenants insistent davantage sur l'importance d'améliorer la qualité de vie des patients et c'est une ambition tout aussi honorable et peut-être plus réaliste (ou moins utopiste).


Nous a ainsi été présenté un robot-serpent (MedRobotics) qui peut atteindre des cavités autrefois hors d’atteinte et introduire des instruments adaptés et créés à cet effet. Rappelons ici qu'il s'agit d'une reproduction du serpent robot mis au point par l’armée israélienne, un serpent doté d’une intelligence inouïe, capable de s’introduire à peu près partout, pouvant se reproduire dès qu’il a été touché par un impact.


Le lendemain, Avi Schroeder nous apprenait qu'il travaillait avec d'autres scientifiques sur un projet qui vise à éradiquer 50% des cancers et ce, grâce au prélèvement d'un échantillon de sang sur des éléphants ! Ils ont ainsi découvert que les éléphants n'attrapent presque jamais de cancer alors que c'est en fait une maladie très répandue dans le monde animal et représente une part importante de la mortalité comparable à celles des humains. Les scientifiques ont commencé à comprendre que le génome des éléphants contient de nombreuses copies d’une gène (P53) connu pour combattre les cancers. C’est un gène qui détruit les tumeurs. La plupart des mammifères l’ont dont les humains, mais nous en avons une copie quand les éléphants en ont 20. Ce gène stoppe notamment la prolifération des cellules leur donnant le temps de se réparer par elles même et ensuite les cellules qui ne peuvent guérir se suicident dans un processus appelé apoptosis. Nous pourrions donc créer des médicaments sous forme de nanoparticules « qui reproduisent ce que font les éléphants ».


Au travers de ces quelques exemples, nous réalisons à quel point ces avancées technologiques révolutionnent notre santé tout en impactant positivement le travail et le rôle des docteurs et des chirurgiens et par extension de tous les professionnels de santé qui vont ainsi pouvoir se concentrer sur le bien-être du patient, être davantage présent et à l'écoute, tout en offrant une meilleure qualité de soins et de service au patient.


Robots, nanotechnologies, objets connectés de santé révèlent ainsi le rôle central que joue et jouera demain le professionnel de santé.


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